Je pense que mon premier contact avec une oeuvre artistique est indéniablement un album illustré. Probablement un livre de Claude Ponti ou Tommy Ungerer.
Étant enfant, j'ai suivi des cours de dessin à la MJC de mon quartier. Je dessinais tout le temps des personnages. Il y en a un qui me revient, c'est un élan qui se tient comme un humain avec les mains dans les poches de sa salopette.
La musique m'accompagne presque toujours lorsque je peins. En fonction de mon humeur et de ce que je dessine, le style va être plus ou moins énergique, épique ou méditatif.
Je dirais que les techniques qui me fascinent le plus sont l'aquarelle et les encres. Ces médium liquides qui produisent des effets aléatoires, il faut être rapide et appliqué mais aussi oser des choses avec une part de hasard.

La narration est un point central dans mes illustrations. Et mes inspirations viennent d'univers très variés : le cinéma, la musique, la littérature, l'actualité politique ou encore des scènes de mon vécu personnel.
Beaucoup d'artistes m'inspirent pour ma pratique. Je citerais : Brecht Evens, Maria Medem, Icinori, Blexbolex, Ono-Chan, Nando Von Arb, Simon Roussin, les peintres fauvistes et surréalistes...

L'appel du printemps représente un oiseau géant qui joue de la flûte de pan. J'aime la faculté du dessin à représenter des idées imaginaires. Mais le concept raconte des faits bien réels : le chant des oiseaux, leur beauté. L'idée est d'inverser le rapport de force : l'oiseau est en position dominante par rapport aux humains, qui se retrouvent ensorcelés par la musique.
Les deux personnages qui dansent sont inspirés d'une peinture de Brueghel !
Je la verrais bien accrochée dans une forêt.
Pour une prochaine campagne, je citerais le travail de Nina Baldo. Déjà parce que ça sonne comme Aldo mais surtout pour son univers très singulier et ses couleurs éclatantes !









